La Fête de la Lune (ou Fête de la Mi-Automne) – 中秋节

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Voilà deux semaines que je voulais écrire un court article pour vous parler de la Fête de la Lune (ou fête de la Mi-Automne). Mais j’ai été prise dans un travail plus poussé ces dernières semaine en raison de la préparation d’un salon professionnel qui eut lieu la semaine dernière à Shenyang (China-Europa : Energy and quality of life). C’est un peu idiot d’en parler si tard, d’autant plus que je voulais que ça ait l’air anecdotique : mais je vais qu’en même le faire.

Le lundi 8 septembre, j’avais donc eu la chance de ne pas travailler. C’était la fête de la Lune, fête célébrée tous les ans en Chine et qui offre donc un jour férié.

J’avais peut-être déjà abordé le sujet de cette fête il y a deux ans, à l’occasion de laquelle j’étais en Mongolie Intérieure. Cette année j’étais à Pékin. J’aime particulièrement cette fête, car elle célèbre un astre que je trouve particulièrement beau : la Lune. Par ailleurs, elle représente la réunion et l’unité de la famille (ou des proches).

La fête de la Lune, comme toutes les fêtes chinoises, ne revient pas à date fixe. Chaque année, sa date change en fonction du calendrier lunaire. Elle offre un jour de congé aux chinois.

A cette occasion, on déguste des gâteaux de Lune. Ceux-ci peuvent être fourrés à différents ingrédients : fleur de lotus, graines de sésames, noix, patte de haricots rouges, œufs. Quelques semaines avant la fête en elle-même, on voit fleurir toutes sortes de promotions. La gamme des gâteaux de lune est très variée, et peut aller du simple gâteau de supermarché à des gâteaux aux goûts sophistiqués et mis en valeurs dans de beaux écrins dans les plus belles boutiques.

IMG_3904Exemple de gâteau de Lune, qu’on peut trouver dans un supermarché.

 

Mais le plus important, c’est l’idée de la fête en elle-même : à l’image de la pleine lune – censée être la plus grosse et la plus ronde à cette date précise- on célèbre l’union avec sa famille, l’unité avec les gens qu’on aime. Les familles se réunissent donc, et vont généralement observer la Pleine Lune ensemble. N’est-ce pas poétique ?

Je savoure chaque année cette fête. Et bien que loin de mes proches, j’ai profité ce soir là d’un astre bienveillant et en effet terriblement beau qui brillait dans le ciel. Après tout, les êtres qui me sont chers mais vivent à 8000 km voyaient la même lune. 🙂

 

Chinoisement vous.

 

 

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Portraits de chinois (extra)ordinaires. N°1.

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La Chine : 1,4 milliards d’habitants, approximativement. On entend souvent parler des « chinois », en oubliant que chaque personne est unique. Je lance aujourd’hui une rubrique qui je pense peut être intéressante pour comprendre que, comme dans n’importe quel pays, les gens sont tous différents. J’ouvre donc une session « portrait de chinois » pour décrire certaines personnes de nationalité chinoise que j’ai l’occasion de connaître ou de rencontrer, et vous les présenter. Ces portraits vous apporteront, je l’espère, une vision différente sur la Chine contemporaine et ses habitants.

J’inaugure cette rubrique par une présentation de ma colocataire. J’entends par là la grande sœur de ma colocation, celle avec laquelle j’ai le plus souvent échangé. Je devrais plutôt dire « ancienne colocataire », celle-ci venant de quitter Pékin avec sa sœur pour aller vivre à Xiamen (厦门). Depuis deux jours, elle n’est donc plus à proprement parlé ma colocataire. Elle est ma 姐姐ma grande sœur, puisqu’elle m’appelait elle-même “小妹”(petite sœur).

– De mon point de vue

Annie (de son vrai nom Wunan) est une jolie femme avec de grandes joues qui caractérisent bien les gens du Nord. Elle est très active : elle compile deux métiers à temps partiel. Le premier est celui qui la caractérise le mieux : elle donne des cours particuliers de mandarin à des étrangers. Le deuxième, elle l’exerce seulement pour pouvoir arrondir ses fins de mois : elle travaille dans un supermarché. Si j’insiste pour dire qu’elle est active, c’est qu’elle l’est également en dehors du travail : elle cuisine le soir (la cuisine chinoise demande du temps!), tient des carnets de vocabulaire chinois-anglais pour s’améliorer et garantir des cours de qualité à ses élèves, copie des paroles de chansons dans des cahiers quand elle les trouve symboliques, et chante à ses heures perdues.

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– Pékin et elle-même

La première question que m’a posé Annie était : pourquoi aimes-tu Pékin ? Elle ne comprenait pas pourquoi j’avais eu envie de revenir. Pour elle, Pékin présente de moins en moins d’intérêts. La vie est de plus en plus chère dans la capitale, les transports trop bondés, les pékinois paresseux et imbus d’eux-mêmes. Sans parler de la pollution. Elle rêve de mer et de paysages plus verts.

C’est pourquoi l’annonce de son propriétaire de l’augmentation du coût du loyer a été la goutte d’eau finale. Elle a suivi ses envies et décidé de quitter Pékin, pour partir à Xiamen (厦门). Pour information, Xiamen est une ville située dans la pronvince du Fujian (福建), en face de Taïwan. C’est donc bien loin de Pékin. Pouvoir prendre une telle décision aussi rapidement, et réaliser un tel changement de vie en un mois, est selon moi très représentatif de la Chine. Tant qu’on peut trouver du travail, ce n’est pas grave de quitter sa vie actuelle. Ici il n’y a pas la peur de bouger, d’abandonner ses repères. Après trois ans à Pékin, malgré sa vie active ici, elle a suivi son rêve et part loin.

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– Sa place dans la famille :

Cadette d’une lignée de trois sœurs, elle confie honnêtement que ses parents ont pris « le risque » de refaire des enfants car ils souhaitaient avoir un garçon. Le destin en a voulu autrement puisque tous les enfants ont été des filles. Annie avoue également penser qu’elle est la moins aimée dans la famille, ses parents ayant vécut dans la frustration de ne pas avoir de fils. Avoir plusieurs enfants est une décision qui coûte en Chine, pays marqué par la politique de l’enfant unique. Annie a donc été victime de ce prix à payer.

Pas encore mariée, elle espère trouver « quelqu’un de bien » plus tard. Par dessus tout, elle espère ne pas divorcer et rendre triste le(s) enfant(s) qu’elle aura plus tard. La montée des chiffres des couples qui divorcent en Chine ne lui plaît pas.

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– Sa vision de la Chine

C’est son expérience d’enfant non unique qui a nourrit certaines de ses réflexions sur les enfants en Chine. Elle n’est pas du tout d’accord avec la politique de l’enfant unique, qui selon elle génère un phénomène d’enfant gâté. Les enfants sont rois. Non seulement ils sont souvent ingrats et égoïstes (note de moi-même : j’ai en effet vécut plusieurs moments qui vont dans ce sens), mais en plus ils manquent souvent d’indépendance. Son expérience de famille nombreuse lui a apporté l’inverse : la capacité de s’occuper d’elle-même et de sa petite sœur, d’être indépendante. Elle regrette la perte des valeurs traditionnelles chinoises, telles que le respect des ainés prôné par le confucianisme. Elle regrette également la perte d’autres valeurs traditionnelles chinoises, et cette tendance à toujours vouloir se diriger vers l’occident. Les robes traditionnelles de mariage ont laissé place aux robes et traines blanches (et sont souvent très kitsch), l’écriture s’est simplifiée… Cette perte de valeur lui fait admirer Hong-Kong et Taïwan, où celles-ci sont restées, et sont toujours ancrées dans la société. Son départ pour Xiamen, en face de Taïwan, peut en partie s’expliquer par ces raisons.

– Ses rêves et ambitions

J’ai tout de suite perçu Annie comme une femme qui au fond d’elle avait envie de suivre ses rêves. Elle m’avait confié aimer les gens qui ont le courage de leurs ambitions et qui les suivent. Elle m’a confié à la fin du mois de juin qu’elle aimerait devenir interprète. Seulement titulaire du diplôme de fin d’études au lycée, elle avait peur de ne pas en être capable. Pourtant, avec son expérience de professeur de mandarin auprès d’élèves étrangers, et vu le niveau d’anglais dont elle fait preuve, je pense qu’elle en est tout à fait capable. C’est pourquoi je l’ai fortement encouragé à suivre son rêve. Elle s’est donc attelée à la tâche, a décidé de travailler dur et réviser tous les soirs de nouvelles listes de vocabulaires. Elle espère pouvoir y arriver et est prête à prendre le temps qu’il lui faudra pour atteindre son but. Ce courage m’inspire beaucoup. Je pense que c’est dans ce même état d’esprit qu’elle a décidé de déménager. Pékin ne lui plaisait plus, elle parlait sens cesse de villes en bord de mer et plus vertes. Elle a suivi son rêve.

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Chinoisement vous.

La vie à l’Ambassade de France

Comme je vous l’avais certainement indiqué précédemment, j’ai la chance de travailler au sein de l’Ambassade de France en Chine, située à Pékin dans le quartier de Liangmaqiao (亮马桥). Celle-ci a été déplacée il y a trois ans : nous bénéficions donc de locaux neufs, dans lesquels il est agréable de travailler. Travailler à l’Ambassade apporte son lot d’histoires, que ce soit de grands événements ou des petites anecdotes, que je voudrais souvent évoquer sur ce blog mais que je mets de côté. Il était donc temps de faire un petit article pour vous présenter quelques événements importants qui ont pu avoir lieu, ou quelques-unes de ces anecdotes intéressantes.
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Le cinquantenaire France-Chine :

Premièrement, vous devez être conscients que cette année est très importante ici. En effet, c’est le cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine. La France fut donc la première nation occidentale à reconnaître officiellement la République Populaire de Chine. La France a cette année décidé de faire les choses en grand pour célébrer cet anniversaire en organisant une série d’événements, que ce soit en France ou en Chine. Par exemple, en février, une grande soirée avait été organisée au Grand Palais avec différents spectacle. En Chine, l’Ambassade se doit d’être le vecteur de la célébration de cet anniversaire. Aux deux entrées de l’ambassade trônent donc de grands panneaux avec le logo de l’événement. A l’accueil dans le hall d’entrée, des petits badges sont disponibles avec ce même logo. L’événement le plus récent dont j’ai entendu parler est une adaptation chinoise du Petit Prince en spectacle.

Globalement, cet anniversaire est un succès. L’implication des français touche les chinois. Ma colocataire a abordé une fois le sujet, me disant qu’elle était touchée par une telle célébration. Elle m’a expliqué qu’elle a parfois l’impression que certains pays détestent la Chine, mais que ce n’était pas le cas pour la France, et que de tels événements confirmaient cette impression. Que la France ait accordé une importance particulière à cet anniversaire crée un réel climat d’amitié franco-chinoise selon elle.

(pour plus d’informations sur le cinquantenaire : http://www.france-chine50.com/fr )

 

Le départ de Madame l’Ambassadrice

Sur un ton moins joyeux, cette année était la dernière de Madame l’Ambassadrice Sylvie Bermann à l’ambassade de France en Chine. Celle-ci part en effet pour la cour Saint-James à Londres, ce qui va évidemment changer de Pékin. J’ai cru comprendre que celle-ci était énormément appréciée par la population chinoise. Elle connaît en effet très bien le pays et s’est énormément impliquée au cours de sa mission ici. Elle parle, en plus, un chinois parfait. Celle-ci a un parcours loin de ceux des diplomates habituels. Sa formation était tournée autour de la Chine, et je pense que ce genre de détails fait la différence.

Le 29 juillet était organisé un pot de départ en son honneur, au cours duquel celle-ci a pu nous adresser un discours dans lequel elle faisait le bilan de son expérience ici et nous présentait ses aux revoirs. Ce discours n’était pas sans émotion, et c’est les larmes aux yeux qu’elle a évoqué la fin de sa mission en Chine. Très naturelle, très honnête à propos de sa tristesse, elle envisage néanmoins son nouveau poste comme une opportunité riche en apports.

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La Fête Nationale française : image copie

Notre fête nationale était bien entendu l’occasion de rassembler la communauté française de Pékin autour de célébrations. Cette année n’a pas dérogé à la règle, puisque la fête a rassemblé pas moins de 1000 invités. Tenu dans les jardins de la Résidence de France, ce rassemblement se voulait encore plus beau que ceux des années précédentes -en raison du fameux cinquantenaire. Grandes tentes dans les jardins aux couleurs de la France, lampions géants, nombreux stands dans lesquels étaient distribué tous types de nourriture et de boissons françaises (par exemple : crêpes, glaces, fromages, charcuterie, vin et champagne…). Le génie de cette Garden Party était de n’être financée que par des sponsors (si certains contribuables s’inquiétaient en apprenant tout le faste de l’événement, les voilà rassurés). Mes amis de Pékin et moi avons bien entendu profité de ce moment agréable.

image[9]Les tentes dans les jardins, vues de mon étage

image(2)Boisson nationale

image(1)Madame l’Ambassadrice Sylvie Bermann

DSCN0973 DSCN0983 DSCN0992 DSCN0994  image[8]Une bande d’amis « Pékinois » français qui célèbrent la France

 

L’Appel du 18 Juin

La célébration de l’Appel du 18 Juin n’a pas été oubliée, puisqu’une petite cérémonie a été organisée. C’est dans la cour d’entrée de l’Ambassade qu’un discours a été prononcé, devant invités français et chinois – dont certains militaires et la marine- avec traducteurs. L’anecdote un peu amusante que j’ai pu noter est que le trompettiste qui a joué la Marseillaise à la fin des discours n’était autre qu’un … policier chinois ! Inutile de préciser que notre hymne national fut parfaitement joué.

 

Une anecdote moins amusante

Je termine sur une anecdote moins amusante, puisque cette petite histoire a même eu tendance à m’irriter sur le coup. Lors de l’événement « Vendre en pays tiers avec des partenaires chinois », j’ai eu pour mission d’accueillir les participants français à la guérite de sécurité à l’entrée de l’ambassade. J’avais pris un peu d’avance pour ne rater personne. Lorsque j’ai vu un homme arriver, j’ai préféré lui demander s’il participait à l’événement. Il m’a demandé de quel événement il s’agissait, question à laquelle je lui ai simplement répondu « Nous encourageons les partenariats franco-chinois pour les projets en Afrique et Amérique Latine ». Je ne m’attendais pas à ce qu’il me réponde « On va se faire bouffer ». Profonde réflexion que j’aurai pu entendre dans n’importe quel comptoir de Café du Commerce. Pour continuer, celui-ci avait oublié son passeport et s’impatientait auprès du personnel de la guérite de ne pas lui donner un badge aussitôt, sous prétexte qu’ils devraient le connaître. (Pour information, les personnes ne faisant pas partie du personnel de l’ambassade doivent normalement déposer leur passeport dans cette guérite, en l’échange duquel on leur délivre un badge visiteur. Il est normal que l’on n’entre pas dans une ambassade comme dans n’importe quel bâtiment et que celle-ci soit un tant soit peu sécurisée). Celui-ci , en même temps qu’il s’énervait à voix haute, me tendit sa carte de visite, sur laquelle je pus constater qu’il était un membre élu Conseiller pour la circonscription électorale d’Asie du Nord. Comment peut-on élire quelqu’un qui balance de tels clichés sur la Chine ? Je tiens à préciser qu’il a continué dans son délire, en expliquant qu’on se faisait « toujours bouffer par eux » (tout en soupirant pour montrer au personnel son mécontentement, et en glissant que « de toute façon, quand on voyaient le comportement des chinois… »). Je lui aurait bien fait rencontrer les entrepreneurs français qui sont arrivés peu après, qui avaient déjà eu des expériences très positives en partenariat avec une entreprise chinoise. Mais les gens bornés restent bornés, c’est triste.

 

Cependant, hormis ce dernier paragraphe, vous aurez constaté devant ce long article que la vie à l’Ambassade est plutôt sympathique. Au delà des petits cocktails organisés à certaines occasions, c’est un endroit riche en événements, haut symbole de l’amitié franco-chinoise. On ne peut s’y ennuyer.

 

Chinoisement vous.

 

Vivre la Coupe du Monde de Football en Chine

IMG_1492Une des nombreuses installations mises en place à l’occasion de la Coupe du Monde (Sanlitun Village)

Cet article arrive quelque peu en retard, mais comme le dit l’adage « Mieux vaut tard que jamais ».

Je pense qu’il est utile de témoigner de petites anecdotes vécues en Chine liées à cet événement. Vivre la Coupe du Monde en Chine est une expérience assez singulière. L’intérêt a beau être fort en France pour l’événement, en Chine il est encore plus important, bien que l’équipe nationale chinoise n’avait encore une fois pas réussie à se qualifier pour y participer. Cet amour du football aurait été ramené par Deng Xiaoping après son séjour en France (source : mon boss).

Premièrement, les publicités liées à la Coupe du Monde étaient bien entendues massives : à la télé, sur les arrêts de bus, à la radio. En faisant mes courses, j’ai pu apercevoir un petit gâteau dont la seule indication de marque était « FFF ». De manière plus originale, un autre jour, alors que j’attendais mes colocataires à l’entrée du gigantesque parc de Chaoyang, je suis tombée sur :

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Et oui, des personnes vêtues et maquillées complètement selon une équipe nationale, mais avec également un scooter électrique assortis en terme de couleur et de drapeau. Je vous avoue que je n’ai jamais su pourquoi ils étaient là. Mais j’ai tout de même tenu à prendre des photos, et c’est avec plaisir qu’ils ont également dégainé le gigantesque appareil photo dont ils étaient munis dans leur campagne.

Ici la coupe du Monde a suscité un vif émoi. Au-delà de l’aspect purement marketing, qui bien sûr a été fortement présent, une large couche de la population chinoise a montré son intérêt pour la compétition. Femmes ou hommes, entendu. En prenant en compte le décalage horaire qui nous plaçait à l’opposé du Brésil (11h ou 12h de décalage selon les villes brésiliennes où se déroulaient les matchs), ce n’était pas chose facile de suivre la Coupe dans son intégralité. Ma colocataire a mis le réveil à 3 heures-4heures du matin plusieurs fois afin de suivre les derniers matchs (j’entends ici : à partir des quarts de finale).

Cette passion pour la Coupe du Monde a d’ailleurs déchainé quelques passions (je vous laisse lire cet article assez hilarant : http://www.theworldofchinese.com/2014/07/world-cup-woes-for-chinese-women/)

Des petits bars de rues, dont les parasols permettaient d’accrocher des banderoles composées de tous les drapeaux du monde, attiraient les spectateurs avec des cocktails et bières très bon marché. Le nombre de rétroprojecteurs au mètre carré a d’ailleurs explosé dans mon quartier. Je n’ai jamais vu autant de personnes revêtir des maillots d’équipes nationales qui n’étaient pas les leur.

Soit dit en passant, à l’occasion du match France-Allemagne, la CCTV 5 (chaîne nationale sur laquelle étaient diffusés tous les matches) avait convié Madame l’Ambassadeur de France en Chine. Celle-ci, qui parle couramment le chinois, a pu intervenir pendant une heure en interaction avec les animateurs du programmes. A également été faite une présentation de la gastronomie française, avec dégustation sur le plateau. Le tout se plaçait dans le cadre du cinquantenaire des relations diplomatiques entre la Chine et la France, pour lequel de nombreux événements ont été mis en place cette année.

Il faut noter que malgré l’absence de l’équipe chinoise à cette Coupe du Monde, qui ne s’est pas qualifiée, deux sponsors chinois étaient présents au Brésil. Le premier était pour une marque de bière, le second pour une marque de panneaux solaires « Yingli Solar Electric », dont vous avez peut-être aperçus les caractères chinois autour du terrain, et qui s’est assuré d’équiper certains stades mondiaux en panneaux solaires pour leur permettre une consommation d’énergie plus verte.

 

Je termine cet article sur une image cinglante :

Qui a vraiment remporté la Coupe du Monde ? La Chine, naturellement :

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Chinoisement Vous.

 

PS : Il faut également noter qu’un Bande-Dessinée portant sur le Président chinois actuel, Xi Jinping, est sorti au moment de la Coupe du Monde. Celle-ci s’intitule « Le Président Xi aime le football ». (Pour plus d’informations : http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/n/2014/0702/c31360-8749831.html )

七夕情人节快乐!Joyeuse fête des Amoureux !

Ce samedi 2 août était cette année pour le calendrier chinois le 7ème jour du 7ème mois, ce qui correspond à la date de la fête des amoureux en Chine. Une journée qui était autrefois destinée à montrer ses compétences domestiques, mais qui s’est aujourd’hui véritablement transformée en Saint-Valentin comme nous la connaissons. Les amoureux vont au restaurant, s’organisent des petites sorties, s’offrent des cadeaux voire font du shopping ensemble.

Pour ma part la date tombait au bon moment puisqu’elle correspondait au lendemain de l’arrivée en Chine de mon amoureux. Elle correspondait également à son anniversaire. Nous avons donc profité de l’occasion pour jouer les couples impériaux à JingShan (au Nord de la Cité Interdite, que nous venions de visiter).

Bonne fête (avec un peu de retard) à tous les Amoureux !

 

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Impérialement Vous.